Arbre à Thé Tea Tree 

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Quelles sont les caractéristiques de l'arbre à thé (tea tree) ?

Dénomination latine :

  • Melaleuca alternifolia

Famille botanique :

  • Myrtaceae

Organe producteur :

  •  Feuilles

Mode d'action connu ou présumé :

  • Le terpinène-4-ol est puissamment anti-infectieux, anti-staphylococcique, anti-candidosique et antiviral
  • Mode d’action : la structure hydrocarbonée et la lipophilie des terpènes entraine lyse et perte d’intégrité fonctionnelle de la membrane cellulaire bactérienne, fuite de matériel intracellulaire (potassium), impossibilité de maintien de l’homéostasie, inhibition de la respiration
  • Synergie avec les antibiotiques
  • Effets anti-oxydants : alpha-terpinène > alpha-terpinolène > gamma-terpinène 

Un peu d'histoire :

La plante à été nommée Melaleuca pour la première fois par Linné en 1767. Il la connaissait via la description faite par Rumphius.

Par la suite, Maiden et Beutche décrivent deux variétés différentes. En 1924, Cheel considère que les différences entre les eux sont assez importantes pour distinguer deux espèces : M. linariifolia et M. alternifolia.

Le Melaleuca alternifolia est originaire de New South Wales en Australie, où les aborigènes Bundjalung utilisaient les feuilles pour se guérir d’une variété de maux depuis bien longtemps.

Les feuilles du tea tree  furent connues en Europe grâce au navigateur anglais James Cook vers 1770 qui les trouva dans les îles de l'archipel néo-zélandais : Les aborigènes les utilisaient déjà pour en faire une sorte de "thé". C'est ainsi que, le thé véritable venant à manquer, l'équipage fut amené à apprécier les infusions pratiquées avec les feuilles du tea tree. Ces feuilles étaient également utilisées par les aborigènes pour faire un cataplasme en cas de blessure. Ils faisaient bouillir les feuilles et les buvaient comme du thé en infusion ou ils broyaient les feuilles et les appliquaient sur leurs blessures. Ils allaient également se baigner dans un lagon dans lequel les feuilles de melaleuca tombaient et du fait macéraient. Ils s’y baignaient donc pour guérir des petits problèmes qu’ils pouvaient avoir.

Dans les années 1920, le Dr Penfold a découvert que l’huile essentielle qui était obtenue à partir de la distillation des feuilles, était onze fois plus antimicrobienne que l’antiseptique de premier plan de l’époque : le phénol.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’efficacité de l’huile de Melaleuca a été si bien reconnue que chaque soldat australien en avait automatiquement dans sa trousse de premier soin. D’ailleurs à cette époque, les producteurs et les récolteurs de tea-tree étaient dispensés de servir sous les drapeaux.

On l’appelle aussi : L’or vert du cinquième continent « l’Australie ».

Myrtacée d’assez petite taille (très souvent 3 à 4 m ; davantage en milieu sauvage : 10 m), l’arbre à thé est donc originaire d’Australie, principalement de ces deux grandes régions situées à l’est que sont la Nouvelle-Galles du sud et le Queensland.

Cousin des eucalyptus et d’autres melaleucas (niaoulicajeput, avec lesquels il ne faut pas le confondre), l’arbre à thé affectionne plus particulièrement les zones marécageuses et côtières, enfin des zones humides desquelles émergent ses rejets lorsque le tronc principal vient à disparaître, ce qui n’est pas si simple, son bois très dur étant quasiment imputrescible et qui plus est protégé par une épaisse écorce ignifugée dont la pellicule la plus extérieure, qui se détache en fines lanières, ne doit en aucun cas nous faire croire à une quelconque fragilité de cet arbre, souvent arbuste, à l’allure de gringalet.

De même que ses rameaux réclinés au feuillage plumeux qui donnent une impression de grâce et de légèreté. Quand on y regarde de plus près, l’on se rend compte que les feuilles linéaires et lancéolées de l’arbre à thé sont de nature très coriace. À leur surface, de nombreuses glandes à essence sont visibles : il suffit de les froisser brusquement pour qu’elles dégagent une odeur aromatique forte qui contredit l’apparente sensation de faiblesse que véhicule l’image de cet arbre somme toute gracile, dont les fleurs blanches très parfumées, aux nombreuses étamines, augmentent davantage cette impression. Enfin, sa résistance avérée aux parasites achève de déconstruire le portrait erroné de l’arbre à thé qui ne doit pas être jugé sur son envergure, laquelle ne permet pas de soupçonner quelle formidable force s’abrite au sein de cet arbre finalement assez banal.

Malheureusement, bien peu de ces savoirs ancestraux nous sont parvenus, du fait que d’immenses pans de la culture aborigène ont disparu avec ces populations, sous l’impulsion délétère de l’homme blanc. L’arbre à thé est donc un témoin muet de ce désastre : en 1770, James Cook rapporte des feuilles de cet arbre en Europe. On lui donne alors le nom anglais de tea tree.

Depuis, le nom est resté bien que l’arbre à thé appartienne à une famille botanique strictement distincte de celle du théier asiatique.
Les vertus thérapeutiques de l’arbre à thé ne semblent pas avoir intéressées le capitaine Cook puisqu’il faudra attendre les années 1920-1923 avant de voir naître toute une série d’études australiennes au sujet de son huile essentielle et de ses propriétés bactéricides qui furent alors testées sur de nombreuses souches.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, l’huile essentielle d’arbre à thé fut utilisée pour soigner les blessures des soldats australiens. Mais que le chemin aura été long entre l’usage traditionnel millénaire et l’utilisation thérapeutique moderne de cette huile essentielle par les descendants des colons ! La préciosité thérapeutique de cette substance a amené la culture en grand de l’arbuste qui la produit, ainsi l’arbre à thé est-il cultivé sur de nombreux hectares australiens, et s’est même déployée à d’autres pays : l’Inde, la Malaisie, la Nouvelle-Calédonie, l’Afrique du Sud et Madagascar.

Dans les années 1960, le docteur français Jean Valnet évoquera, dans son ouvrage L’aromathérapie, se soigner par les huiles essentielles, le niaouli et le cajeput, mais, curieusement, il fera l’impasse sur l’huile essentielle d’arbre à thé, chose d’autant plus étonnante qu’aujourd’hui cette huile essentielle est considérée comme un must qu’on se doit de posséder aux côtés de l’huile essentielle de lavande fine et de l’essence de citron.

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