Myrrhe Amère Commiphora Molmol 

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Quelles sont les caractéristiques de la Myrrhe ?

Dénomination latine :

  • Commiphora myrrha

Famille botanique :

  • Burseraceae

Organe producteur :

  • Gomme-résine tirée de l'écorce par incision du tronc du balsamier, ou obtenue par recueil de l'exsudation naturelle. Les "larmes de myrrhe" ont une couleur brun-rouge. Elles sont dissoutes dans un solvant avant d'être distillées. On obtient alors l'huile essentielle d'odeur âcre

Un peu d'hitoire :

La myrrhe et l'encens sont des drogues précieuses réservées aux fumigations, aux embaumements luxueux, aux onctions et autres pratiques liturgiques qui figurent dans les papyrus, les Védas, le Coran et la Bible, et bien d'autres ouvrages importants.

Au temps de l'Egypte des Pharaons, les larmes de myrrhe étaient si convoitées qu'elles étaient échangées contre des pierres précieuses. Les Anciens soupçonnaient leur puissance et pensaient qu'elles avaient des propriétés sur le corps éthérique, mais aussi sur le corps astral.

La production de l'huile essentielle de myrrhe remonte à des temps très reculés; on sait que la Reine de Saba (Yémen actuel) en faisait déjà un commerce très prospère, il y a plus de mille ans avant notre ère.

Arbre sacré dont nous parle la Bible, au même titre que l'encens, la myrrhe était donnée aux suppliciés par les Romains pour calmer leur souffrance.

La mythologie rapporte que la princesse Myrrha, la plus belle de la Terre, fit concurence à Aphrodite. Ainsi fut-elle obligée de s'enfuir au pays de la reine de Saba, où, transformée en arbre de myrrhe elle se mit à pleurer les fameuses larmes de myrrhe.

La myrrhe a été brûlée dans les encensoirs par les Egyptiens, les Grecs, les Romains et les chrétiens. Elle servait à embaumer les cadavres pour en faire des momies. La formule des parfums sacrées brûlés aux temples avait été donné par l'Eternel Moïse. Des larmes de myrrhe ont été apportées par les Rois mages à l'enfant Jésus.

La myrrhe, mélangée au vinaigre et appliquée sur les tempes et la tête, était recommandée en médecine grecque contre les douleurs (Dioscoride, Ier siècle). En médecine arabo-persane, Rhazès (Xe siècle) la recommande contre les maux de reins et de la vessie, les douleurs de la matrice et des articulations, ainsi que pour l'expulsion des vers intestinaux. Avicenne (XIe siècle) précise qu'elle cicatrise les plaies saignantes, préserve de la putréfaction et soulage les douleurs. Mélangée à du lait, elle traite en collyre les ulcères de la cornée (Ibn al-Baytar, XIIIe siècle).

Elle est réputée en France pour ses propriétés balsamique, emménagogue, stimulante et antispasmodique. On l'emploie dans les affections de la bouche et de la gorge. Elle entrait dans la composition de médicaments comme l'alcoolat de Garrus et Fioraventi ou la teinture balsamique (Codex 1937).

La myrrhe est distillée depuis la renaissance pour l'élaboration de parfums.

L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens. Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et en faisaient un des composants du kyphi. Elle était également utilisée dans les embaumements. Selon Hérodote, le jeune Phénix embaumait ainsi la dépouille de son père dans un œuf de myrrhe.

Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Poséidon est notamment associé à la fumigation de myrrhe dans la prière qui lui est dédiée parmi les Hymnes orphiques.

Bien que l’usage thérapeutique de la myrrhe soit tombé dans une relative désuétude, il n’en reste pas moins qu’elle jouit depuis fort longtemps d’un statut tel qu’elle est.

En Égypte antique, elle était rituellement brûlée le soir et entrait dans la composition du kyphi – l’un des parfums sacrés égyptiens – et donc voici la liste des ingrédients rapportée par Plutarque : « C’est un mélange composé de seize ingrédients : miel, vin, raisin, souchet, résine, myrrhe, aspalathos, séselis, lentisque, bitume, jonc et patience auxquels on ajoute des grains de genévrier, du cardamome et du calame. Le mélange des ingrédients ne s’effectue pas au hasard, mais selon des recettes sacrées que l’on lit aux parfumeurs pendant la préparation. »

Ainsi, dès l’Antiquité, la myrrhe est-elle encens sacré et matière à parfum extrêmement recherchée, que ce soit chez les Grecs, les Romains, les Égyptiens, les Hébreux ou les Perses. Il y a près de trente-cinq siècles de cela, la reine égyptienne Hatchepsout organisa des expéditions sur la côte des Somalis pour en importer de l’or, de l’ébène, de l’ivoire, des animaux, mais par-dessus tout de la myrrhe, cette gomme résineuse qui peut naturellement exsuder d’un petit arbuste que l’on appelle communément arbre à myrrhe.

Ce sont vraisemblablement les effets antifongiques et bactéricides de la myrrhe qui intéressèrent les embaumeurs égyptiens. Ce fut une matière végétale très étroitement liée à la mort, puisque les bandelettes – vêtements de lumière – utilisées lors des embaumements étaient abondamment imprégnées de myrrhe. Il est somme toute normal que les Égyptiens virent en elle matière à embaumement et qu’elle fut retrouvée bien plus tard dans de nombreux sarcophages. La myrrhe est donc liée « à l’énergie nocturne, à l’obscurité et à la mort car elle servait à l’embaumement des défunts en vue de leur assurer la vie éternelle au pays du soleil couchant. » De plus, lorsque les Égyptiens célébraient leurs morts à l’occasion de banquets, ils se frictionnaient le cuir chevelu à l’aide d’un onguent parfumé de myrrhe, alors que les Hébreux la mêlaient au vin afin d’obtenir un breuvage sédatif qu’on administrait aux mourants afin d’atténuer leurs souffrances.

Cette symbolique mortuaire se retrouve en l’image du phénix qui « dispose de la myrrhe et de l’encens […] pour construire son nid, il va même jusqu’à les véhiculer, avant de se consumer sur le bûcher qu’il a dressé en amoncelant les substances parfumées de toutes espèces. »

De l’autre côté de la Méditerranée, les Grecs firent eux aussi grand cas de la myrrhe. Comme ils le font encore aujourd’hui avec le retsina, un vin blanc additionné de résine de pin, ils mélangeaient au vin de la myrrhe. Démocrite, mentionne l’existence, au Ve siècle av. J.C., de l’hermesias, un mélange composé de safran, de miel, de pignons de pin broyés, de lait et de vin de palmier. Il était conseillé « d’en boire avant de procréer, après la conception, ainsi qu’aux mères qui allaitent afin d’obtenir des enfants remarquables par les dons de l’esprit et la beauté. »

Tandis que les Égyptiens voyaient dans la myrrhe la symbolisation des larmes d’Horus, selon la mythologie grecque, la myrrhe serait née des relations incestueuses de Myrrha avec son père Cinyrus. Aphrodite, jalouse de la beauté de la jeune fille, instilla en elle la folle idée de l’inceste. « Lorsque son père s’aperçut de la faute à laquelle sa fille l’avait amené par ruse, il la poursuivit pour la tuer. Suppliant les dieux de la protéger, ceux-ci la transformèrent en arbre à myrrhe, aux larmes de résine odorante », quoique amères.

Couramment brûlée lors d’offices religieux afin d’honorer les divinités, la myrrhe brille par sa présence au sein du Cantique des cantiques, dans lequel elle n’est citée pas moins de sept fois ! Elle semble lourdement chargée d’érotisme comme semble nous l’indiquer le passage suivante : « Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe qui repose entre mes seins. » Sachant que la myrrhe est anaphrodisiaque, il est sans doute bon de ne pas prendre cette allégation au pied de la lettre, mais plutôt d’y voir une référence à l’amour christique, même si on peut en douter. Cependant, le grand papyrus magique de Paris parle de la myrrhe dans un sens assez similaire lorsqu’il dit ceci : « Tu es la myrrhe, la myrrhe amère, la forte [à ne pas confondre avec la myrrhe douce, c’est-à-dire le bdellium ou opopanax], celle qui pacifie les combattants, toi qui fais sécher et contrains à aimer ceux qui ne connaissent pas Éros »…

Certains trouvent dans le parfum de l’huile essentielle de myrrhe comme une « odeur d’hôpital », ce que ne dément pas l’ambiance un peu « fraîche », sinon « froide », qu’elle peut produire en fumigation, ainsi que l’odeur du champignon mêlée de sous-bois et d’humus que dégage cette huile essentielle. Malgré cela, la myrrhe, davantage peut-être que l’encens d’oliban, est véritablement l’huile du mystique, elle suscite méditation, contemplation et admiration religieuse.

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