Le cerveau est l'organe le plus métaboliquement actif de l'organisme : il représente 2 % du poids corporel mais consomme 20 % de l'énergie totale et 25 % de l'oxygène. Ses besoins nutritionnels sont spécifiques :
Oui — les oméga-3 DHA sont les acides gras structuraux du cerveau humain. L'EFSA a validé l'allégation sur la contribution du DHA au développement normal du cerveau fœtal et des nourrissons. Chez l'adulte, le DHA module le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) impliqué dans l'apprentissage et la mémoire, et ses métabolites (résolvines, protectines neuroprotectines) réduisent l'inflammation microgliale — mécanisme central du vieillissement cérébral accéléré. Un apport insuffisant est associé à un risque accru de déclin cognitif dans les études épidémiologiques.
Deux plantes disposent des données cliniques les plus solides sur la cognition :
Le magnésium module les récepteurs NMDA au glutamate, évitant l'excitotoxicité neuronale en bloquant ces récepteurs au repos. Sa carence augmente l'excitabilité neuronale, la sensibilité au stress et la susceptibilité aux convulsions. La vitamine B12 est indispensable à la myélinisation : sa carence provoque une démyélinisation progressive avec ralentissement cognitif et troubles de la mémoire — réversibles si corrigés tôt. Le dosage plasmatique de vitamine B12 et d'homocystéine est recommandé en cas de déclin cognitif inexpliqué.
Le sommeil est le mécanisme de maintenance cérébrale le plus puissant. Pendant le sommeil profond, le système glymphatique élimine les déchets métaboliques cérébraux, dont le bêta-amyloïde et la protéine Tau. Un déficit chronique (< 6 heures) réduit la mémoire épisodique de 20 à 40 %, altère les fonctions exécutives et augmente les biomarqueurs d'inflammation cérébrale. La consolidation mémorielle se produit principalement pendant le sommeil paradoxal et le sommeil profond des 2 à 3 premières heures de la nuit.
Le cerveau est particulièrement vulnérable au stress oxydatif en raison de sa forte consommation d'oxygène et de sa richesse en acides gras polyinsaturés facilement oxydables. Les actifs neuroprotecteurs documentés :