Les brûlures sont classées en trois degrés selon la profondeur de l'atteinte cutanée :
Les pansements à l'acide hyaluronique (Ialuset Plus Crème HA + Argent) sont indiqués sur les brûlures du 2e degré superficiel en phase de cicatrisation — ils maintiennent le milieu humide et exercent une action antibactérienne légère par l'argent ionique.
Le refroidissement immédiat et prolongé est le seul geste d'urgence validé après une brûlure — il doit être effectué dans les 30 premières minutes. Faire couler de l'eau fraîche (15-25°C, jamais froide ni glacée) sur la zone brûlée pendant 15 à 20 minutes minimum — la conduction de la chaleur en profondeur est stoppée, l'inflammation est limitée et la douleur est réduite. Ne jamais appliquer de glace directe, de beurre, de dentifrice, d'alcool ou d'huile végétale dans les premières minutes. L'Avène Eau Thermale Spray est un complément apaisant immédiat. Pour les céramides et la barrière cutanée : leur application n'est pertinente qu'en phase de cicatrisation (après j3-j5), une fois l'inflammation aiguë contrôlée.
La lavande aspic (Lavandula latifolia, HE Pranarom/Puressentiel Bio) est l'huile essentielle de référence historique pour les brûlures — son profil biochimique (linalol 30-40 %, camphre 15-25 %, 1,8-cinéole 15-25 %) lui confère une action anesthésiante locale et anti-brûlure spécifique grâce au camphre. Elle peut être appliquée pure immédiatement après le refroidissement à l'eau sur une brûlure du 1er degré propre (1 à 2 gouttes en massage très léger). La lavande fine (Lavandula angustifolia, linalol + acétate de linalyle, sans camphre) est complémentaire en phase de cicatrisation (j3-j21) — elle accélère la ré-épithélialisation et réduit le risque de cicatrice résiduelle. Ces deux lavandes ne doivent jamais être utilisées pures sur les brûlures du 2e ou du 3e degré.
Le niaouli (Melaleuca quinquenervia, viridiflorol + 1,8-cinéole) est l'HE cicatrisante de référence pour les radiodermites — son application préventive avant chaque séance d'irradiation réduit significativement l'intensité des réactions cutanées. Sur les brûlures thermiques du 1er et du 2e degré superficiel en phase de cicatrisation, il s'utilise dilué à 5-10 % dans une huile végétale de calendula ou de rose musquée — il accélère la ré-épithélialisation et exerce une action antimicrobienne préventive. La Cicaderma Pommade Boiron (formule homéopathique polyvalente plaies et brûlures légères) et Apis mellifica 9CH (granules pour les douleurs de type "piqûre d'abeille", brûlantes et améliorées par le froid) complètent le traitement naturel des brûlures légères.
La Biafineact (émulsion au trométamol 139,5g) est l'émollient cicatrisant de référence — elle maintient un milieu humide, réduit la douleur de contact et stimule la prolifération des kératinocytes. Le Flamigel (hydrogel polyacrylate 100g) absorbe l'exsudat, maintient l'humidité et protège des contaminations. L'Ialuset Plus Crème (HA 0,2 % + argent ionique) combine cicatrisation en milieu humide et action antimicrobienne. Un cataplasme d'argile verte refroidie (30 minutes, 3 à 5 mm d'épaisseur) est un soin naturel pour les brûlures légères — son action rafraîchissante et adsorbante calme l'inflammation locale. La millefeuille (Achillea millefolium, hémostatique et cicatrisante) en compresse d'infusion concentrée est une alternative phytothérapeutique traditionnelle pour les brûlures superficielles propres.