Orange Amère Citrus Aurantium Amara 

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Quelles sont les caractéristiques de l'Orange amère ?

Dénomination latine :

  • Citrus aurantium

Famille botanique :

  • Rutaceae

Organes producteurs :

  • Feuilles, fleurs et zestes

Mode d'action connu ou présumé :

  • Le d-limonène protège contre la cancérisation de la peau, du foie, du sein et du colon, inhibe la croissance cellulaire maligne
  • Le linalol est antalgique, anti-inflammatoire, anxiolytique, inhibe la libération d’acétylcholine et réduit le temps d’ouverture des canaux ioniques de la jonction neuro-musculaire, anti-oxydant, hypnotique, anti-convulsivant, hypothermisant, anesthésique local, antiseptique, antiviral

Un peu d'histoire :

Originaire de Chine, l'oranger amer a été tout d'abord importé en Inde, en Syrie et en Egypte. Les Croisés l'amenèrent dans le sud de la France. Parmi les orangers amers célèbres, figure celui planté dans le jardin du couvent Sainte-Sabine à Rome ; ses fruits étaient offerts chaque année au pape. D'après la légende, l'arbre existe toujours. 

Au fil des millénaires, l'arbre accomplira une longue marche vers l'Ouest. Les croisés découvrirent l'orange en Palestine et la rapportèrent chez eux.

Mais il ne s'agissait pas encore de la nôtre, douce et sucrée, mais de la bigarade, l'orange amère. Elle ne se mange pas, mais sert à fabriquer des marmelades. Ses fleurs, très parfumées, font des parfums. Quelques siècles après nos chevaliers en armure, c'est au tour des navigateurs portugais, au XVIe siècle, de découvrir l'orange en Chine, mais l'orange douce. L'oranger s'adapte parfaitement au climat européen, remontant bientôt la vallée du Rhône jusqu'à la ville qui lui doit son nom.

Durant quatre siècles, l'orange toise de haut les autres fruits, trônant sur les tables aristocratiques, puis bourgeoises. Avant-guerre, encore, on offrait une orange à Noël. Aujourd'hui, la belle vaniteuse est devenue une roturière des plus communes. Chaque année, la production mondiale avoisine 80 millions de tonnes, soit 800 milliards de fruits. Cent fois plus que d'humains.

Le génome du bigaradier est composé à 50 % de mandarinier et à 50 % de pamplemoussier.

La variété la plus répandue en Occident (C. aurantium var. bigaradia Hook. f.) est originaire du sud de l’Himalaya où Joseph Hooker signale des arbres sauvages.

Il aurait été acclimaté en Mésopotamie « à l'époque romaine tardive »Silvestre de Sacy considère qu'il a été transporté par les Arabes depuis l'Inde au début du Xe siècle (année 300 de l’Hégire). Les Arabes l'introduisent en Syrie en 943. Sa culture est mentionnée en Sicile en 1002, il est présent en Al-Andalus au XIe siècle, successivement à Malaga, dans la Vega de Grenade, puis la province de Castellón. La plupart des agronomes arabes andalous le mentionnent et décrivent parfaitement sa culture.

Il est cultivé comme plante décorative parfumée (la cour de la grande mosquée de Cordoue en est plantée, la bigarade est aussi appelée cordobesa), pour son intérêt pharmaceutique (liniment obtenu par macération du zeste dans l'huile d'olive), cosmétique (désodorisant corporel) et pour son huile essentielle qui « fortifie les articulations » selon Ibn al-Awam. Au XIIIe siècle, le livre de cuisine de l'Anonyme Andalou, donne une recette de pâte d'orange (1/4 de zeste d'orange « rouge » désamérisés à l'eau froide, 3/4 de miel) dont il énumère les profits — digestion, diurétique, et « elle fait du bien aux narines froides » — ; le texte confirme qu'il existait divers cultivars de bigaradier.

Les Espagnols l'introduisent en Floride espagnole d'où il se répand dans le nouveau monde. Elle est présente au Mexique en 1568, au Brésil en 1587. En 1763, l'Amérique exporte des bigarades vers le Royaume-Uni, où une tentative de culture a commencé en 1595, dans le Surrey, détruite par le froid en 1739. La première recette de Marmelet of oranges date de 1677.

En Orient :

La diffusion vers le sud-est asiatique puis l'Océanie (Fidji, Samoa, Guam) est vraisemblablement ancienne : « les peuples des îles du Pacifique pensent que l'arbre est arrivé chez eux dès la préhistoire ».

En Chine, la bigarade de Méditerranée, on y cultive diverses variétés à usage pharmaceutique, alimentaire, et pour l'huile essentielle, dont le daïdaï (Citrus aurantium L. cv. Daidai). Ce même daïdaï est le principal bigaradier japonais avec son fruit de bon augure, présage de longévité car il peut passer plusieurs années sur l'arbre (en reverdissant l'été).

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