Gingembre Zingiber Officinalis 

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Quelles sont les caractéristiques du Gingembre ?

Dénomination latine :

  • Zingiber officinalis

Famille botanique :

  • Zingiberaceae

Organe producteur :

  • Rhizomes

Mode d'action connu ou présumé :

  • Inhibition de la synthèse des prostaglandines et des leucotriènes
  • Le rhizome de gingembre contient des essences (responsables de son arôme) ainsi que des sesquiterpènes, des alcools monoterpéniques, des citrols et des phénols. Parmi ceux-ci, les gingérols et les shogaols sont considérés comme responsables des propriétés anti-nauséeuses du gingembre en agissant directement sur la muqueuse de l’estomac. Ces substances pourraient être également à l’origine des effets stimulants du gingembre sur la sécrétion de salive, de sucs gastriques et de bile

Un peu d'histoire :

Prisé depuis des temps reculés, on pensait au Moyen-Âge qu’il venait du jardin d’Eden.

Le gingembre est cultivé comme épice et condiment dans tous les pays tropicaux, Jamaïque, Inde, Chine, Antilles, Australie, etc. Il fait partie de l’alcoolat de Fioravanti et entre aussi dans la composition de certaines bières (ginger-ale).

Le nom botanique Zingiber proviendrait du mot sanskrit shringavera, qui signifie « en forme de bois de cerf », en allusion à la forme des jeunes pousses sortant de son rhizome.

Le gingembre est une épice et une drogue des plus estimées, et cultivée depuis l'Antiquité aux Philippines. Son utilisation est déjà mentionnée dans les plus vieux écrits chinois et sanskrits. Elle n'échappa pas aux Grecs et aux Romains anciens.

On le connaît en Europe depuis le XIe siècle, puis il tombe dans l'oubli vers le XVIIIe siècle avant de revenir actuellement en force, à la faveur de l'engouement pour la cuisine traditionnelle asiatique.

Au Sénégal, les femmes fabriquent des ceintures avec des tubercules de gingembre, ce qui aurait pour effet également de réveiller les sens endormis de leur époux (Capus et Bois).

Les Hindous lui donnent 3 noms différents : "sunthi" pour la plante, "nagara" pour le rhizome frais et "ardraka" pour le rhizome séché. Pour eux, c'est la plante fondamentale, la médecine ayurvédique considérant le gingembre comme le "wiswabhesaj" = "remède universeil".

Le gingembre était déjà cultivé en Inde avant l'apparition de l'écriture. Les premiers textes chinois le mentionnent en 400 av. J-C. Il y a 2000 ans, la médecine chinoise le recommandait dans le traitement de la toux et des affections respiratoires. Aujourd'hui, la pharmacopée chinoise lui reconnaît une action contre les vomissements, les refroissements, les gastralgies et la toux grasse. En médecine indienne, il est considéré comme fortifiant de la mémoire, aphrodisiaque, digestif et carminatif. Il est aussi recommandé dans le traitement préventif de la migraine. La médecine arabe a retenu le traitement des troubles sexuels et les effets aphrodisiaques.

Au XVIIe siècle, on soulageait les douleurs dentaires en massant les gencives avec de l'huile essentielle et en introduisant un coton imbibé dans les dents carriées. La décoction est aussi prise en bain de bouche pour des indications similaires.

Valnet (XXe siècle) recommande l'huile essentielle dans les digestions difficiles, les diarrhées, la prévention des maladies contagieuses et l'impuissance et, en application locale, contre les douleurs rhumatismales.

Son huile essentielle sert à aromatiser des boissons et entre dans la composition de parfums.

Le gingembre, de son nom scientifique Zingiber Officinale, est une plante appartenant à la famille des Zingiberaceae et originaire d’Inde. À l’origine, les marchands arabes l’appelaient Zenj. Ce mot servait également à désigner les habitants de la côte orientale de l’Afrique où ils allaient s’approvisionner. 

Des manuscrits datant de plus de 3 500 ans mentionnent son nom. Mais les historiens estiment que son utilisation remonterait à plus de 5 000 ans. Dans la médecine traditionnelle chinoise, le gingembre était un remède associé au traitement de maladies provoquées par une augmentation du Yin qui est un élément associé au froid et à l’humidité. En Europe, le gingembre était particulièrement apprécié de civilisations telles que les Grecs et les Romains. Cette épice, qui au Moyen-âge était considérée comme magique et aphrodisiaque, trouvait facilement sa place sur des tables aussi prestigieuses que celle du roi Henri VIII.

Le commerce du gingembre était déjà florissant sous l’Empire romain.

Au Tibet, il vient en aide aux convalescents, la médecine ayurvédique le préconise pour soulager les articulations et les muscles douloureux. C’est très certainement pour ces raisons qu’on a vu dans la main de gingembre, noueuse, jaune et aromatique, une panacée à l’instar du ginseng. C’est une plante de l’énergie vitale, aussi bien physique que psychique, elle a une place de choix à côté de la cannelle et du clou de girofle.

Comme eux, le gingembre est diffusé sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains. De l’Antiquité au Moyen Âge, il sera considéré comme un must. Dès le IX ème siècle, le gingembre se propage en Europe occidentale et s’y installe durablement. Il devient une épice fort appréciée qui, bien qu’importée en grandes quantités, reste relativement onéreuse, car destinée aux nantis de l’époque. Sur les tables ou dans le cabinet du médecin médiéval, le gingembre est partout. Il a une telle réputation qu’on dit même qu’il pourrait venir à bout de la peste. Même si ce n’est pas le cas, l’homme désespéré par les épidémies peut tout à fait avoir entrevu une forme de salut à travers ces gros rhizomes charnus.

Hildegarde de Bingen accorde intérêt au gingembre. En synergie avec d’autres plantes, elle soignait constipation et sinusite. D’un point de vue culinaire, le Viandier de Taillevent (XIV ème siècle) donnera à
la poudre zinzibérine une place d’honneur , ce qui fait qu’il restera courant en cuisine jusqu’à la fin du XVIII ème siècle, avant d’être progressivement abandonné au profit du poivre qui détrône le gingembre des tables françaises. Ce n’est pas le cas en Allemagne ou dans les pays anglo-saxons qui continueront de l’employer en l’intégrant dans de nombreuses préparations. En Angleterre, sa présence est si forte que le nom anglais du gingembre, ginger, est devenu un prénom !

Au XIII ème siècle, Marco Polo se trouvait sur la côte de Kérala, en Inde. Il a sans doute été le premier Occidental à contempler le gingembre sur pied. Constitué de rhizomes noueux desquels émergent des tiges droites et feuillues, il ressemble fortement à son cousin le curcuma.

Ayant quitté sa région natale depuis fort longtemps, on trouve aujourd’hui notre gingembre un peu partout dans le monde, dès lors qu’un climat tropical en rend favorable la culture. Bien sûr, nous avons l’Inde et la Chine qui forment le berceau du gingembre, mais aussi les Philippines, l’Australie, puis vers l’ouest, Madagascar, le Bénin, la Côte-d’Ivoire... Des viviers américains existent également dans les Antilles. Il va sans dire que ces différents terroirs forment des huiles essentielles bien différentes les unes des autres. 

Origine et usage du Gingembre :

En phytothérapie, on utilise son rhizome (tige souterraine) qui est épluché, lavé, cuit et séché avant d'être réduit en poudre. Le gingembre est proposé pour prévenir les nausées et les vomissements dans une grande variété de situations : mal des transports, mal de mer, réveil post-chirurgical, chimiothérapie anticancéreuse, grossesse, etc. Le gingembre est également proposé pour stimuler la production et la sécrétion de bile, en cas de digestion difficile. Son huile essentielle est parfois utilisée en application locale contre les douleurs de l'arthrose (rhumatismes).

Quelques autres plantes utilisées pour stimuler la production de bile :

La phytothérapie traditionnelle utilise également les plantes suivantes pour stimuler le foie et la vésicule biliaire :

Ce qu'en pensent les autorités de santé :

  • L’OMS

L’Organisation mondiale de la santé reconnaît comme « cliniquement justifié » l’usage du gingembre dans « la prévention des nausées et des vomissements dus au mal des transports et au mal de mer, ainsi que ceux liés à une intervention chirurgicale ou à la grossesse ». Elle reconnaît comme « traditionnel » son usage dans le traitement « des troubles digestifs, du rhume et de la grippe, de la perte d’appétit et comme anti-inflammatoire dans les migraines et les douleurs musculaires ou articulaires ».

  • LA COMMISSION E

La Commission E du ministère de la Santé allemand reconnaît l’usage du gingembre dans « le traitement des troubles digestifs et la prévention du mal des transports ».

  • L’ESCOP

La Coordination scientifique européenne en phytothérapie reconnaît l’usage du gingembre dans « la prévention des nausées et des vomissements dus au mal des transports, ou à la suite d’interventions chirurgicales mineures ».

Formes et dosage du Gingembre :

Le gingembre s’utilise frais ou séché, ou sous forme de poudre ou de jus. En cas de nausée, on peut mâchonner une tranche de gingembre frais ou faire une infusion (une tranche de rhizome frais ou 0,5 à 1 g de rhizome séché dans une tasse d’eau bouillante). Dans le cadre de la prévention du mal des transports, la prise de gingembre doit avoir lieu une demi-heure à une heure avant le départ.

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