Citron Citrus Limonum 

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Quelles sont les caractéristiques du Citron jaune ?

Dénomination latine :

  • Citrus limonum

Famille botanique :

  • Rutaceae

Organes producteurs :

  • Zeste, feuilles

Mode d'action connu ou présumé :

  • Béta-pinène et limonène sont expectorants
  • Induction de l'apoptose par certains composés comme les monoterpènes et le limonène
  • L'huile essentielle inhibe l'oxydation du LDL-cholestérol, en raison de son caractère caractère lipophile
  • L'hespéridine fait partie des bioflavonoïdes: c'est ainsi qu'on appelle les flavonoïdes ayant une activité vitaminique P
  • Les facteurs vitaminiques P (P pour perméabilité), sont des co-facteurs de la vitamine C (acide ascorbique)

Un peu d'histoire :

Les Grecs nommaient "médica" les citrons, parce que ceux-ci étaient importés de Médie, contrée d'Asie proche de la Perse. Ces "Pommes de Médie" étaient surtout utilisées pour parfumer les vêtements.

Ce sont les Romains, à la fin du IVe siècle, qui acclimatèrent les citronniers en Italie.

En médecine grecque, Galien (IIe siècle) nous apprend que l'écorce de citron, très aromatique et amère, stimule l'appétit, fortifie l'estomac et renforce la digestion. Avicenne (XIe siècle) rappelle qu'elle calme les vomissements et purifie l'haleine. Le "suc de l'écorce", l'essence, est utile contre les morsures d'animaux et de serpents et contre les médicaments toxiques. En application locale, elle est indiquée dans la lèpre, et en vaporisation, elle purifie l'air pestilentiel.

D'apès Cazin (XIXe siècle), l'essence a été prescrite contre les ténias, elle tue les poissons et les sangsues. En ophtalmologie, on presse l'écorce de citron devant l'oeil, plusieurs fois par jour, pour en expluser l'essence afin de traiter des ophtalmies ou des altérations de la cornée.

Valnet (XXe siècle) rappelle les effets antibactériens démontrés sur le méningocoque, le pneumocoque, le staphylocoque et le bacille d'Eberth, vecteur de la thyphoïde.

L'extraction dite "à l'éponge" a débuté en Sicile, un des plus grands producteurs de citron. Elle se faisait à la main, les citrons coupés en deux, évidés avec leur pulpe, sont laissés à sécher une journée, puis pressés à la main pour faire gicler l'essence sur une éponge. Celle-ci est alors exprimée dans un seau et donne une essence de grande qualité. Aujourd'hui, l'obtention de l'essence s'effectue par expression à froid des écorces.

L'essence de citron entre dans la composition de l'eau de Cologne et de l'eau des Carmes.

Le citronnier est vraisemblablement originaire d'Asie, et plus précisément du Cachemire, région aux confins de la Chine et de l'Inde. Arrivé au Moyen-Orient par la Perse, il s’acclimate en Mésopotamie. Les Hébreux apprennent alors à le cultiver, sans doute durant la captivité de Babylone. Les Grecs anciens ne semblent pas l'avoir intégré à leur alimentation, même s'il joue un rôle dans les festivités accompagnant les noces.

Les Arabes favorisent l'expansion du « li mûm » (ainsi nommaient-ils le citron) dans tout le bassin méditerranéen dès le Xe siècle, et notamment en Espagne. Là, il devient « limon »... d'où dérivent le mot anglais (lemon) et le terme de « limonade ».
C’est à la fin du XVe siècle que les Espagnols et les Portugais implantent le citronnier en Floride, où il prospère toujours !

Dans la médecine traditionnelle arabe, le citron était utilisé contre l’eczéma sous forme de jus mêlé à de l’huile d'olive ou d'amande. Le jus de citron servait aussi à nettoyer les blessures ou les coupures, ainsi qu'à soulager la douleur et la brûlure provoquées par les piqûres d'insectes.

Le citron se conserve remarquablement bien. Au temps de la marine à voile, les navigateurs l'utilisaient pour prévenir le scorbut. Cette maladie due à une carence alimentaire en vitamine C peut entraîner la mort et se traduit par un déchaussement progressif des dents. On estime qu’elle a aujourd'hui quasiment disparu.

Tout comme l’oranger, le citronnier aura suivi une route d’est en ouest. S’il est difficile d’en localiser précisément l’origine, tout au moins pouvons-nous dire que ce petit arbre est issu d’Asie du sud-est (Inde, Chine, Birmanie, etc.).

Comme chacun sait, le citron est un agrume, un mot dont les racines étymologiques font directement référence à sa saveur âcre et acide.
Au V ème siècle avant J.-C., Sophocle désignait l’orange et le citron sous le même nom de « pommes d’or » (ce qui a longtemps laissé croire que ces deux fruits pouvaient avoir un quelconque rapport avec les pommes du jardin des Hespérides). La fâcheuse habitude qu’avaient les Grecs d’appeler des plantes différentes par le même nom aura grandement contribué à perpétuer la confusion. Si mèlon citrion fait sans aucun doute référence au citron, mèlon mêdicon s’adresse au cédrat, ou pomme de Médie, c’est-à-dire issu du territoire des Mèdes, situé entre le bassin du fleuve Tigre et la Mer Caspienne (soit à l’emplacement de l’actuelle frontière entre Iran et Irak).

Or, les premiers agrumes connus des Grecs sont les cédrats (IV ème siècle avant J.-C.), le citron n’apparaissant en Grèce que quelques siècles plus tard.
A l’approche de l’an mille, Avicenne, originaire de Boukhara (Ouzbékistan actuel) connaissait fort bien le citron, puisqu’il le préconisait en cas de troubles hépatiques. Deux siècles plus tard, il est rencontré, à l’état cultivé, par les croisés en Palestine et en Syrie, puis, il finira par être implanté localement en Europe occidentale au XIII ème siècle (Sicile), avant de se répandre plus largement dans le bassin méditerranéen (Italie, sud de la France, Espagne) et au-delà (Canaries, Açores).

En Allemagne, trop septentrionale pour que le frileux citronnier puisse y être cultivé, il était pourtant connu d’Hildegarde de Bingen au XII ème siècle. L’abbesse en recommandait les feuilles en décoction et le fruit à l’état frais comme fébrifuge.

Dès les tout débuts de la Renaissance, on s’attache à obtenir du citron une huile essentielle. C’est donc logiquement que l’on en distille les zestes. Mais cette technique fut abandonnée au profit de l’expression mécanique à froid, permettant d’obtenir de bien meilleurs résultats, c’est-à-dire l’essence de citron telle que nous la connaissons aujourd’hui. Entre-temps, sous différentes formes, le citron fut employé pour des raisons aussi diverses que rétablir le vin gâté ou chasser les mauvaises odeurs. Il permettait aussi d’éloigner les risques de contagion (on en fit un baume contre la peste) et prodiguait des soins cosmétiques pour le visage et le corps. On trouve même dans le Petit Albert, deux recettes, l’eau céleste et l’eau d’ange, dans lesquelles le citron entre comme ingrédient.

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