Cèdre Virginie Juniperus Virginiana L 

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Quelles sont les caractéristiques du Cèdre de Virginie (Bois de cèdre) ?

Dénomination latine :

  • Juniperus virginiana

Famille botanique :

  • Cupressaceae

Organe producteur :

  • Bois

Un peu d'histoire :

Le roi d'Assyrie fit bâtir son palais à Ninive avec du bois de cèdre, connu pour sa longévité. 

On l'utilise également comme arbre ornemental, et notamment en Europe où il a été introduit en 1648. C'est un arbre qui peut vivre jusqu'à 300 ans, dont le port est bien droit, le branchage très dense et l'allure majestueuse.

Le cèdre de Virginie n’a rien à voir avec le cèdre de l’Atlas. Il s’agit en réalité d’un arbre du genre genévrier. On l’utilise comme arbre ornemental, avec son allure majestueuse et son branchage très dense. Il a été introduit en Europe au 17esiècle.

On pense que les oiseaux migrateurs granivores seraient responsables des parcelles éparses de genévrier de Virginie trouvées près des lacs. L’espèce agit également comme une plante-hôte intermédiaire pour la rouille grillagée qui produit des organes de fructification orange et très voyants au printemps par temps de pluie.

Le genévrier 'crayon à papier' !

Vous souvenez-vous de l'odeur des crayons de votre enfance ? 

Un mélange de bois, de mine de plomb et donc d'enfance, pas forcément à conseiller à celles et ceux qui ont un mauvais souvenir de leurs années d'école, parfaite pour les autres qui reviendront instantanément quelques années en arrière...

Pour la petite histoire, aujourd'hui les crayons sont en résine, et comme pour beaucoup de fournitures, ils n'ont plus d'odeur. A celles et ceux donc qui n'ont pas connu l'odeur du crayon, ce genévrier a une odeur de cèdre.

C'est en s'enfonçant dans les territoires intérieurs de la Nouvelle-France, en amont du fleuve Saint-Laurent ou de tributaires comme le Richelieu et l'Outaouais, que les Français ont pu découvrir le genévrier de Virginie, lequel abonde essentiellement dans tout l'est des États-Unis actuels et n'atteint, en territoire canadien, qu'une aire limitée au sud-est de l'Ontario et à l'extrême sud-ouest du Québec. Champlain est l'un des premiers Français à avoir vu le conifère dans la vallée de l'Outaouais, à la hauteur du lac des Chats, mais il le nommait cyprès rouge – d'après une ancienne terminologie de marin qui ne s'implantera pas en Nouvelle-France – plutôt que cèdre rouge. Compte tenu de sa distribution méridionale, cette essence n'était certainement pas familière à l'ensemble des habitants de la vallée du Saint-Laurent, mais elle était bien connue des voyageurs et des militaires affectés à la défense de la colonie dans les forts construits sur les frontières de la Nouvelle-France au sud de la vallée du Saint-Laurent. Mais puisqu'on en fait mention dans de rares inventaires de biens du XVIIIe s., il est possible que certains habitants aient utilisé le bois de ce conifère pour fabriquer des tables ou des guéridons.

On ne l'a toutefois pas employé pour les indispensables coffres à vêtements, lesquels étaient plutôt faits de pin et, parfois même, de merisier et de noyer. Les coffres de cèdre – de genévrier de Virginie – ne sont d'ailleurs apparus qu'assez tardivement dans la culture matérielle des Canadiens français. Même si l'abbé O. Brunet en fait mention dès 1867 dans son Catalogue des végétaux ligneux du Canada («on en fait des meubles propres à recevoir les fourrures pendant l'été»), sans doute d'après des renseignements tirés d'ouvrages américains ou canadiens-anglais, il semble que ce ne soit pas avant les années 1920 ou 1930 que ces meubles de rangement aient véritablement été commercialisés au Québec. Ils ont d'abord été importés de l'Ontario et des États-Unis où leur fabrication remonte à la seconde moitié du XVIIIe s. C'est également des anglophones que vient l'habitude de construire des garde-robes lambrissés de cèdre qui protègent contre les mites les vêtements qu'on y entrepose sur une longue période. Enfin, de nos jours, le commerce fournit aussi de petites mangeoires pour les oiseaux faites de ce bois, qui résiste naturellement aux parasites et aux intempéries. Au sujet des coffres à vêtements et du matériau dont ils sont faits.

Plante compagnon de l’homme depuis des milliers d’années (la découverte de baies de genévrier dans des grottes présentant des traces d’activités humaines en atteste), le genévrier, qu’il soit plante médicinale ou magique, n’a eu de cesse d’exercer une fascination, tant l’ampleur de ses pouvoirs est vaste.

En Égypte, le genévrier – qui est mentionné dans le papyrus d’Ebers 1 500 ans av. J.C. – entrait dans la composition du kyphi. Pour la Grèce, nous pouvons citer l’exemple d’Hippocrate qui aurait procédé à des fumigations de genévrier lors d’une épidémie de peste à Athènes (vingt-cinq siècles plus tard, on faisait encore de même dans les hôpitaux français afin d’assainir l’atmosphère…). Nous retrouvons encore le genévrier au sein de recettes accompagnant des prières de contrainte, dans la main de Médée pour endormir le dragon gardien de la Toison d’or, etc. Aussi a-t-on dit, entre autres, que le genévrier possède une action purificatrice sur le corps, l’âme et l’esprit, sur les personnes mais également sur les espaces de vie qu’elles occupent.

Les Anciens faisaient donc brûler du bois et des rameaux de genévrier. Les Romains de l’Antiquité, quand ils n’avaient plus ni encens ni romarin, utilisaient du genévrier. Ainsi, on chassait les mauvais esprits (comme la peste…) et les démons, sans doute sensibles à la puissante odeur balsamique de cet arbre. Mais on ne se contentait pas de le brûler. On le plantait près des habitations, on pendait des bouquets de rameaux aux portes et aux fenêtres, ainsi qu’à l’entrée des étables et des écuries. Parfois, on procédait à des lustrations ou bien on frappait les murs des maisons avec de tels rameaux. Ainsi faisait-on en Allemagne, en Italie, en Estonie, en Turquie, etc.

De Caton à Dioscoride, les Anciens sont unanimes à propos des pouvoirs diurétiques du genévrier, ce que ne tarde pas à plébisciter Pline, qui ajoute d’autres propriétés : digestif et dépuratif, le genévrier chasse les toxines et ragaillardit les zones du corps qui s’en trouvent affaiblies.

Le Moyen-Âge verra s’accroître le bagage médicinal du genévrier, puisqu’on lui accorda les qualités de tonique général et d’antirhumatismal. Déjà, Hildegarde avait perçu les propriétés pectorales et hépatiques du genévrier, elle en fit aussi un remède contre les douleurs de la goutte.

Plus tard, du XVI ème au XIX ème siècle, nombreux sont les médecins et botanistes (Matthiole, Jérôme Bock, Fuchs, Helvétius, Kneipp, etc.) à réaffirmer les propriétés diurétique, dépurative, antirhumatismale, antiarthritique et tonique du genévrier, entrant en ligne de compte dans les affections sanguines et des voies urinaires. Aussi, fréquentes ont été les préparations à base de genévrier qui permettaient de guérir ces affections : des vins diurétiques médicinaux (vin de la Charité, vin de l’Hôtel-Dieu), l’huile de Haarlem, destinée aux douleurs goutteuses et rhumatismales, aux coliques néphrétiques…

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